Le projet

22-Fete-mizik_MG_0988Le gwoka, originaire de la Guadeloupe et patrimoine culturel immatériel inscrit à l’Unesco depuis 2014, fait partie des cultures traditionnelles françaises  que peu de gens connaissent encore aujourd’hui. Il a la particularité d’être multidisciplinaire (musique, chant, danse) et porteur d’une image identitaire forte guadeloupéenne, indissociable de l’Histoire, du contexte social et de la spiritualité de cette île de la Caraïbe.

Moun a gwoka (en créole : les défenseurs du gwoka) c’est une immersion dans la culture traditionnelle guadeloupéenne grâce à une expérience multi-sensorielle qui inclut des photographies, des témoignages audio, de la vidéo et du son. Deux séries composeront « Moun a gwoka » : Gwoka asi Pari (Le gwoka à Paris) et Gwoka an Péyi Gwadloup (Le gwoka en Guadeloupe).

L’objectif du projet Moun a gwoka est de sensibiliser les esprits sur des valeurs que peuvent apporter une culture traditionnelle  telles que le travail de mémoire, la transmission, le partage, la tolérance ou la fête, sans oublier les pratiques artistiques. Valeurs qui, selon la photographe, sont importantes et indispensables pour évoluer en harmonie avec l’autre dans notre monde actuel qui tend vers l’individualisme.

Le contexte historique

Si aujourd’hui le gwoka est revendiqué comme étant la culture du peuple guadeloupéen, ce ne fut sans mal. A l’origine pratiqué par les esclaves dans les plantations, le gwoka fut longtemps méprisé et caché jusqu’aux années 1950, sans pour autant disparaître totalement. C’est dans les années 1970 qu’il connaît une revalorisation grâce à un mouvement identitaire qui voit le jour en Guadeloupe, associant cette expression aux manifestations culturelles, étudiantes et politiques. Des artistes tels que Vélo ou Guy Konkêt ont su exporter le gwoka à une échelle internationale.

Progressivement et jusqu’à aujourd’hui, le gwoka connaît une réelle expansion en Guadeloupe et en France hexagonale. Ceci grâce à un travail important de sensibilisation, transmission et de sauvegarde du patrimoine réalisé par le peuple guadeloupéen en Guadeloupe et sur le Continent. Tout ce travail a été récompensé en novembre 2014 par l’inscription du gwoka sur les listes du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.